‹ Répertoire du théâtre français (volume 2)Chapitre 494 sur 514 · M. PATELIN, AGNELET · texte numérisé non relu

M. PATELIN, AGNELET

M. patelin, a part.

Ahï ah! je connois ce drôle- ci. ( h Agnelet.) N'est-ce pas toi qui as fiancé m a servante Colette? agnelet.

Oui, monsieur, oui.

m. patelin.

Vous étiez deux frères , que je garantis des galères : l'un de vous deux ne me paya point. agnelet.

Cétoit mon frère.

m. patelin.

Vous fûtes malades au sortir de prison, et Fan de vous deux mourut.

agnelet.

Ce ne fut pas moi.

3i& L'AVOCAT PATELIN.

M. FATBLIS.

Je le vois bien.

AGHELIT.

Je fus pourtant plus malade que «non frère. Enfin je viens tous prier de plaider pour moi contre mon maître.

M. PATKL1H.

Ton maître, est-ce ce fermier d'ici près?

AGHMIT.

Il ne demeure pas loin d'ici , et je vous paierai bien.

M. PATELIN

Je le prétends bien ainsi Oh! çà> raconte-moi ton affaire , sans me rien déguiser.

AGHBLET.

Tous saurez donc que mon bon maître me paie petitement mes gages, et que, pour m'indommager, sans lui faire tort , je fais quelque petit négoce avec un boucher, homme de bien.

M. PATELft*.

Quel négoce fais-tu ?

AGSELIT.

Sauf votre grâce, j'empêche les moutons de mourir de la clavelée.

'm. patelih.

H n'y a point là de mal. Et que fais - tu pour cela? '

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