ACTE 111, SCÈNE XVI. 9S
pasquin, lui touchant la main.
Voilà qui est fait.
• MONCADE
Donnez-lui un siège.
LE PETIT CHEVALIER
Non; je ne sanrois demeurer assis.
pasquin, h Moncade.
Ne faut-il pas qu'il croisse ?
moncade, au petit chevalier.
Viens ici.
le petit cbevliikh, en jetant la perruque de Moncade à terre.
Eh bien i
MOKCADE.
Fi ! que cela est vilain de faire l'enfant comme cela ! N'est-il pas temps de devenir sage ?
LE PETIT CHEVALIER
Et vous qui êtes plus grand que moi, ma tante dit que vous ne Fêtes pas trop.
MOKCADE.
Votre tante est folle... Est-ce elle qui vous a envoyé ici?
LE PETIT CHEVALIER
Elle a -gage' contre moi un demi-louis, oui, que je n oserois pas venir voir si vous étiez chez vous.
Tu as gagné.
LE PfcTIT CftÈVALlEB.
Assurément.
PASQTJIH, h part.
La peste ! qu'il en sait ! Le petit compère a de qui tenir!
MODCADE, au petit chevalier , en lui touchant tenez.
Qu'as-tu là ?
LE PETIT CHEVALIER
Où?
MON c A DE} lui faisant prendre du tabac malgré lui.
Là.
le petit chevalier, s'éloignant.
Ah! fi!... Peste soit du vilain, avec son tabac!... Tenez, vous verrez si je ne le dis pa$ à ma tante !
MOKCADE.
Te tairâs-tu?
LE PETIT CBEVALtÉR.
Pourquoi me faites -vous prendre du tabac, • aussi?
MONCADE
Paix donc.
LE PETIT CHEVALIER
Si je ne vous fais pas gronder par ma tante !*, .
MONCAfoE, V interrompant»
Petit pendard!