‹ Répertoire du théâtre français (volume 2)Chapitre 68 sur 514 · ACTE IV, SCÈNE VIII. n · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE VIII. n

Bien loin de vous dire son nom , monsieur, vous ne lui parlerez qu'à dé certaines conditions , que vous n'accepterez peut-être pas.

w'oiTcade.

Il faut voir.

Voulez-vous vous résoudre à vous laisser bander les yeux dans l'endroit ou je vous prendrai pour vous mener cnfez elle? Permettez -vous qu'on vous lie les mains?

HORCA'DE.

A quoi bon toutes ces' précautions?

Monsieur, on le VéUf* ainsi. Vous avez trop d'esprit, monsieur, pour né'jfcad voir, aussi bien que moi , que l'on veut savoir Fétat de votre cœur avant que dé se découvrir à' vous. Je vous en dis trop peut-être, et je passe ma commission.

AfÔNCADË.

Êtes-VoUs à elle?*

Monsieur, jie n'ai rien à vous dire là-dessus.

MONCADE

Je sais qui c'est.

Peut-être.

n4 L'HOMME A BONNE FORTUNE.

MOHCADE.

Elle est brune ?

Cela se pourroit.

MOHCADE.

De grands yeux?

A peu près.

MOHCADE.

La bouche ni grande ni petite?

Je ne dirai plus rien.

mohcade.

La main belle?

Je ne répondrai pas.

MOHCADE.

Les dents admirables? le nez... Va, va, mon enfant, je sais qui c'est. (à Pasquin.) Pasquin, c'est celle qui, au bal... (Test elle, assurément. (à Ergaste.) Oui, mon enfant, j'irai ; oui, j'irai, je t'en réponds. Oh ! çà , mon ami , avoue-le-moi ; je l'ai devinée? Ne loge- 1- elle pas proche de l'Arsenal ? Eh ? plaît-il? Oh ! j'irai , sur ma parole ! Ma foi, je l'ai trouvée , n'est-il pas vrai?

Monsieur... (// hésite à répondre.)

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