MARTHON, LUCINDE, LÉONOR, ARAMINTE, CIDALISE, ÉRASTE, PASQUIN
lucihde, h Marthon.
Quelqu'un vient-il , enfin ?
PASQUIN, à part.
Je vois bien qu'il ne viendra que trop tôt.
M ART H ON, rt Ludnde.
Madame, notre homme vient de m'envoyer dire qu'il seroit ici dans un moment. Il lui fait prendre plusieurs détours , afin qu'il ne puisse rien juger sur la mesure du chemin.
lucinde.
Allons, voilà qui est fait : me voilà guérie absolument, et je ne pense pas l'avoir connu de ma vie.
i44 L'HOMME A BONNE FORTUNE.
CIDALI3E.
Puisque vous voulez un aveu de moi , sachez que j'ai bien plus de résolution que vous , et que je l'ai oublié avec autant de facilité que j'en avois eu à l'aimer.
ARiMIKTE.
Pour moi, je n'ai pas eu Famé si forte.
GiDALiSE, à Léo no r.
Mais vous , madame , il vous aimoit ?
LÉOHOR.
Gomme les autres.
PASQUIH.
Je vous assure que vous êtes la seule femme au monde dont je ne lui ai point ouï dire de mal. locikde.
Et de moi , Pasquin ?
Oh !. pour vous , il vous aime , madame.
LUC INDE
On n'en peut pas douter après ceci... Je m'en vais lui parler moi-même. Je n'aurai pas de peine à changer le ton de ma voix.
éraste.
Madame...
Lucitf de, t interrompant.
Laissez-moi faire, je vous prie; je veux lui parler... (à Léonor, à Araminte et à Cidalise,