‹ Répertoire du théâtre français (volume 3)Chapitre 112 sur 520 · ACTE II, SCÈNE I. i8i · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE I. i8i

CHARLOTTE

Que veux-tu quej*y fasse? Cest mon himeur, et je ne me pis refondre.

PIERAOT. '

I^ia himeur qui tienne. Quand en a de Famiquié pour les parsonnes, Ten en baiUe toujouqueuque petite si{p3ifiance.

CHARLOTTE. '

Enfin je t*aime tout autant que je pis; et, si tu n'es pas content de ça , tu n'as qu'à en aimer queuque autre.

PIERROT

Hé bian ! vlà pas mon compte ? Tétigué ! si tu m'aimois , me dirois-tu ça ?

CHARLOTTE

Pourquoi me viens-tu aussi tarabuster l'esprit.

PIERROT

Morgue ! queu mal te fais-je ? Je ne te demande cju'un peu d'amiquié.

CHARLOTTE

Hé bian! laisse faire aussi, et ne me presse point tant. Peut-être que ça viendra tout d*un coup sans y songer.

PIERROT

Touche donc là , Charlotte.

CHARLOTTE, donnant sa main.

Hé bian ! quien.

t82 LE FESTIN DE PIERRE.

Promets-moi donc que tu tâcheras de m* aimer davantage.

CHARLOTTE

J'y ferai tout ce que je pourrai; mais il faut que ça vieime de lui-même^ Piarrot, est-ce là ce monsieu ?

PIERROT

Oui;levlà. .

CHARLOTTE

Ah! mon (îuieu! qu'il est genti! et que eauroit été doniniage qu'il eût été nayé!

PIERROT

Je irevians tout-à-l'heure ; je m'en vais boire chopaine pour me rebouter tant soit peu de la fatigue que j'ai eue.

Page 1