‹ Répertoire du théâtre français (volume 3)Chapitre 142 sur 520 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

D. JUAN, SGANARELLE, RAGOTIN

D. j VAK , À Sganarelle.

Quoi qu*il en soit, laissons cela : c*est nne ba- {vntelle; et nous pouvons avoir été trompés par un faux jour, ou surpris de quelque vapeur qui nous ait troublé la vue. •

SGANARELLE

Hé ! monsieur , ne cherchez point à démentir ce que nous avons vu des yeux que voiTà. Il nest rien de plus véritable que ce siçae de tête; et je ne doute point que le ciel, scandalisé de votre vie , n*ait produit ce miracle pour vous convaincre, et pour vous retirer de...

D. JUAN

Écoute. Si tu m*importunes davanta(];e de tes sottes moralités , si tu me dis encore le moindre mot là-dessus, je vais appeler quelqu'un, demander un nerf de bœuf, te faire tenir par trois ou quatre, et te rouer do mille coups. M'entends-tu bien?

LE FESTIN DE PIERRE. a3i

SOAXÎARELLE.

Fort bien, monsieur, le mieux du monde. Vous vous expliquez clairement ; c*est ce qu'il y a de bon en vous, que vous n'allez point chercher de détours : vous dites les choses avec une netteté admirable.

D. JUAN

Allons, qu*on me fasse souper le plus tôt que Ton pourra. Une chaise, petit garçon.

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