D. JOAB
Et votre petit cl|ien Bmsqnet, ^onde-t-il tou* jours aussi fort, et mord-il toujours bien aux jambes les cens qui vqnt chez vous ?
M. DIMAKCHE.
Plus que jamais, monsieur, et nous ne sau" rions en chérir.
D. JQAH.
Ne TOUS étonnez pas si je m'infoime des nonvelies de toute la famille , car j* y prends beaucoup d'intérêt.
If. DIMANCHE.
Nous vous sommes^ monsieur, infiniment obli- Qcs. Je...
D. j u A M , lui tendant la main.
Touchez donc là , monsieur Dimanche. Êtes- TOUS bien de mes amis ?
M. DIMANCHE
Monsieur, je suis Totre serviteur.
Parbleu ! je suis à tous de tout mon coeur.
M. DIMANCHE
Vous m*honorez trop. Je...
D. JUAN
Il n*y a rien que je ne fisse pour vous.
M. DIMANCHE
Monsieur , vous avez trop de bonté pour moi.
ACTEIV, SCÈNE 111, 287
D. JUAN
Et cela sans intérêt , je vous prie de le croire.
M. DIMANCHE. '
Je n ai point mérité cette grâce assurément. Mais, monsieur... ^
D. JUAN
Oh çà , monsieur Dimanche , sans façon , voulez-vous souper avec moi ?
M. DIMANCHE
Non , monsieur, il faut que je m*en retourne tout-à-l'heure. Je...
D. JUAN, 56 levant.
Allons , vite , un flambeau pour conduire monsieur Dimanche; et que quatre ou cinq de mes gens prennent des mousquetons pour Fescorter.
M. DIMANCHE, 5e /evanf aussi.
Monsieur, il nest pas nécessaire, et je m*en irai bien tout seul. Mais...
( Sganarelle été les sièges promptement. )
D. JUAN
Gomment! je veux qu'on vous escorte, et je m'intéresse trop à votre personne. Je suis votre serviteur, et , de plus, votre débiteur.
M. DIMANCHE
Ah ! monsieur.
D, JUAll.
Cest une chose que je ne cache pas, et je le ilis à tout le monde.
M. DIMAHGHE.
Si.*.
D. JUAW.
Voulez-vous que je vous reconduise ?
M. DIMANCHE
Ah ! monsieur, vous vous moquez: IVlonsieur...
D. JUAN
Embrassez-moi donc, s*il vous plait. Je vous prie, encore une fois, d*étre persuadé que je suis tout à vous , et qu*il n y a rien au monde que je ne fisse pour votre service. ( Il sort. )