‹ Répertoire du théâtre français (volume 3)Chapitre 231 sur 520 · ACTE 111, SCÈNE · texte numérisé non relu

ACTE 111, SCÈNE

ACASTE

J'ai quelque lieu , marquis , de le penser ainsi.

CLITANDRE. j

Crois-moi. détache-toi de cette erreur extrême : Tu te flattes, mon cher, et t'aveugles toi-même.

H est vrai , je me flatte, et m'aveugle en effet. *

CLITAMDRE. \

Mais qui te fait juger ton bonheur si parfait?

ACASTE

Je me flatte.

CLITANDRE

Sur quoi fonder tes conjectures?

ACASTE

Je m*aveugle. .

CLITANDRE. S

' En as-tu des preuves qui soient sûres ? f

ACASTE

Je m'abuse, te dis-je.

CLITANDRE

y Est-ce que de ses vœux >

Céliméne t'a fait quelques secrets aveux ? f

ACASTE. j

I Non , je suis maltraité. |k

CLITANDRE

Béponds-moi, je te prie. \

Je n'ai que des rebuts.

CLITANDRE

Laissons la raillerie.

Et me dis quel espoir on peat t'avoir donné.

ACASTE

Je suis le misérable, et toi le fortuné;

On a pour ma personne une aversion grande.

Et, quelqu'un de ces jours, il faut que je me pende.

CLITANDRE

oh çà, veux-tu, marquis, pour ajuster nos vœux , Que nous tombions d'accord d'une chose tous deux ? Que qui pourra montrer une marque certaine

(D'avoir meilleure part au cœur de Céliméne, L'autre ici fera place au vainqueur prétendu, f Et le délivrera d'un rival assidu? *

ACASTE

Ah ! parbleu ! tu me plais avec un tel langage ; 4^ Et, du bon de mou cœur, à cela ie m'eneaee. Mais, chut.

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