‹ Répertoire du théâtre français (volume 3)Chapitre 279 sur 520 · ACTE I, SCÈNE VI. ay · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VI. ay

SOARARPLLE.

Parbleu \ yenez-en à tout ce qu'il toub plaira ; je ne suis point médecin, et ne sais ce que tous me voulez dire.

VALÈRE,6aS.

Je vois bien qu'il faut se servir du remède. ( haut. ) Monsieur, encore un coup , je vous prie d'avouer ce que vous êtes.

LUCAS

Hë 1 téti^é ! ne lantiponnez point davantage, et confessez à la franquette que v's êtes médecin.

8GANARBLLE, h part.

J'enrage.

VALÀBB.

A quoi bon nier ce qu'on sait ?

LUCAS

Pourquoi toutes ces fraimes-là ? A quoi est-ce que ça vous sart ?

^GANARELLE.

Messieurs , en un mot autant qu'en deux mille , je vous dis que je ne suis point médecin.

VALÈRE

Vous n'êtes point médecin ?

BOAITABELLB.

Non.

LUCAS

V n'êtes pas médecin ?

i8 LE MÉDECin MALGRÉ LUI.

«GAHARELLE.

Non, vous dis-je.

VALÈRB.

Puisque vous le voulez, il faut bien s*y résoudre. {Ils prennent chacun un bâton, et le frappent. )

SGANABELLB.

Ah! ah! messieurs , je suis tout ce qu'il vous plaira.

VALÈRE

Pourquoi , monsieur, nous ohliges-vous à celte violence?

LUCAS

A quoi bon nous bailler la peine de vous battre?

VALÈRE

Je vous assure que j'en ai tous les regrets du monde.

LOCAS.

Par ma figue! j'en sis fâche, franchement.

SGANARELLE

Que diable est-ce ci, messieurs? De çrace, est-ce pour rire , ou si tous deux vous extravaguez, de vouloir que je sois médecin ?

VALÈRB.

Quoi ! vous ne vous rendez pas encore , et vous vous défendez d'être médecin ?

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