ACTE i, SCÈNE VI. 3i
VALÀRE.
Une femme ëtdit tenue pour morte il y avoit gix heures; elle ëtoit prête à < ensevelir, lorsqu*avec une goutte de quelque chose vous la fîtes revenir et marcher d'abord par la chambre.
sganArelle.
Peste !
LUCAS
Un petit enfant de douze ans se laissit choir du haut d'un clocher ; de quoi il eut la tête , les jambes et les bras cassés : et voiis , avec je ne sais quel onguent, vous fîtes qu'aussitôt il se relevit sur ses pieds , et s'en fut jouer à la fossette.
8GANARELLE.
Diantre !
YALÈRE.
Enfin, monsieur, vous aurez contentement avec nous, et vous gagnerez ce que vous voudrez , en vous laissant conduire où nous prétendons vous mener.
SGANARELLE
Je gagnerai ce que je voudrai ?
VALÈRE
Oui.
SGANARELLE
Àh ! je suis médecin , sans contredit. Je Tavois
oublié ; mais je m'en ressouviens. De quoi est-il question? Où faut-il se transporter?
Nous TOUS conduirons. Il est question d*aller voir une fille qui a perdu la parole.
SGANARELLE
Ma foi, je ne Fai pas trouvée.
VALÈRE
(6a5, à Lucas.) Il aime à rire, (à Sganarelle.) Allons, monsieur.
SGAVARELLE.
Sans une robe de médecin?
VALÈRE
Nous en prendrons une.
SGANARELLE, présentant sa bouteille à Falère.
Tenez cela, vous : voilà où je mets mes juleps. ( puis se tournant vers Lucas en crachant, )
Vous , marchez là-dessus, par ordonnance du médecin.
LUCAS
Palsanguenne ! v*là un médecin qui me plait : je pense qu*il réussira, car il est bouffon.
FIN DU PREMIER ACTE
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