‹ Répertoire du théâtre français (volume 3)Chapitre 311 sur 520 · LUCINDE, GÉRONTE, LÉANDRE, JACQUELINE, SGANARELLE · texte numérisé non relu

LUCINDE, GÉRONTE, LÉANDRE, JACQUELINE, SGANARELLE

JACQUELINE

Monsieu , v*là votre fille qui veut un peu marcher.

SGAEf ARELLE.

Cela lui fera du bien. Allez - vous - en , mon-

7a LE MÉDECIN MALGRÉ LUL

sieur l'apothicaire, tâter un peu son pouls, afin (pie je raisonne tantôt avec vous de sa maladie. (Sganarelle tire Gérante dans un coin du théâtre y et lui passe un bras sur les épaules pour Vempécher de tourner la tête du côté où sont Léandre et Lu-ctWe.) Monsieur, c'est une grande et subtile question entre les docteurs, de savoir si les femmes sont plus faciles à guérir que les hommes. Je vous prie d'ëcouter ceci , s'il vous plaît. Les uns disent que non , les autres disent que oui : et moi j e dis qu'oui et non ; d'autant que rincon(p*uitë des humeurs opaques qui se rencontrent au tempérament naturel des femmes étant cause que la partie brutale veut toujours prendre empire sur la sensitive, on voit que l'inégaUté.de leurs opinions dépend du mouvement oblique du cercle de la lune ; et comme le soleil, qui darde ses rayons sur la concavité de la terre, trouve... LUCiNDE, à Léandre, Non , je ne suis point du tout capable de chanr ger de sentiment. '

GÉBONTE.

Voilà ma fille -qui parle! O grande vertu du remède ! O admirable médecin ! Que je vous suis obligé, monsieur, de cette guérison merveilleuse } et que puis-je faire pour vous après un tel service?

Page 1