ACTE 11, SCÈNE 111. i3S
Là , dans le carnaval , vous pourrez espérer Le bal et la grand'bande, à savoir, deux musettes. Et parfois Fagothi et les marionnettes; Si pourtant votre époux...
MARIANE
Ah! tu me fais mourir.
De tes conseils plutôt songe à me secourir.
DORINE
Je suis votre servante.
MARIAlfB.
Hé, Donne! de grâce...
DORINC.
Il faut pour vous punir que cette affaire passe.
MARIANE
Ma pauvre fille !
DORINE
Non.
MARtANE.
Si mes vœux déclarés...
DORIICE.
Point. Tartufe est votre homme, et vous en tâterez«
MARIANE.'
Tu sais qu'à toi toujours je me suis confiée: Fais-moi...
DORINE
Non ; vous serez , ma foi, tartufiée.
MARIANE
Hé bien ! puisque mon sort ne sauroit t*émouvoir^ Iiaisse-*moi désormais toute k mon désespoir :
t36 LE TARTUFE.
C'est de lai que mon cœur empruntera de Taide ; Et je sais de mes maux l'infaillible remède. ( Mariane. veut ^en aller. )
OORINE.
Hë ! la, la, revenez. Je quitte mon courroux. Il faut nonobstant tout avoir pitié de vous.
MARIANE
Vois- tu, si l'on m'expose à ce cruel martyre^ Je te le dis, Dorine , >1 faudra que j'expire..
t>ORINE.
Ne vous tourmentez point. On peut adroitement Empêcher... Mais voici Valère, votre amant.