ORGON, TARTUFE. I
ORGON
Offenser de la'sorte tine sainte personne !
O ciel, pardonne-lui comme je lui pardonne.
Si vous pouviez savoir avec quel déplaisir \
Je vois qu'enveri mon frère on tâche à me noircir... )|
ORGON
llélas!
Le seul penser de cette ingratitude
Fait souffrir à mon ame un supplice si rude... 1 L'horreur que j'eu conçois... J'ai le cœur si serré ^ w Que je ne puis parler, et crois que j'en mourrai. ORGON, courant tout en larmes à la porte par où il a
chassé sonfils.
I Coquin, je me repens que ma main t'ait fait g^race, iTEt ne fait pas d'abord assommé sur la place. A
( à Tartufe. ) Remettez-vous , mon frère , et ne tous fâciiez pas . \
Rompons, rompons le cours de ces fâcheux débats. Je regarde céans quels g^rands troubles j'apporte , Et crois qu'il est besoin , mon frère, que j'en sorte.
ORGON
Comment! vous moquez-vous?