ACTE V, SCÈNE 111. :i«H
M>n« PEUNELLE.
Des esprits médisants la malice est extrême.
oacoN.
i Vous me feriez damner, ma mèi'e. Je vous di / Que j'ai vu de mes yeux un crime si hardi.
Mm« PERNELLC. '
Les langues ont toujours du venin à répandre; Et rien n'est ici-has qui s'en puisse défendre.
« OROOJ».
C'est tenir un propos de sens bien dépourvu.
Je l'ai vu, dis- je , vu, de mes propres yeux vu ,
Ce qu'on appelle vu. Faut>il vous le rebattre «Ji^^
Aux oreilles cent fois, et crier comme quatre ?
Mme PBRNELLB.-
J^ Mon Dieu ! le plus souvent l'apparence déçoit: ^ Il ne faut pas toujours juger sur ce qu'on voit.
OEGON.
J'enrage!
Mme PEEDIELLE.
t. ' . Aux faux soupçons la nature est sujette ,
^ Et c'est souvent à mal que le bien s'interprète.
ORGOn.
Je dbis interpréter à charitable soin / Le désir d'embrasser ma femme !
Mme PBRNELLB.
il est besoin , Pour accuser les gens , d'avoir ^^ justes causes $ Et vous deviez attendre à vous voir sûr des choses
ORGOM.
Hé! diantre 1 le moyen de m'en assurer miea.^?
993 LE TARTUVE..
Je devois donc, ma mère y attendre qu'à mes yeux
H eût... Vous me feriez dire quelque sottise.
M«B« PEBIIBLLE.
Enfin d'un trop pur zélé on voit son ame éprise; Et je ne puis du tout me mettre dans Tesprit Qu'il ait voulu tenter les choses que l'on dit.