‹ Répertoire du théâtre français (volume 3)Chapitre 475 sur 520 · ACTE I, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IV

De te voir pour épouse une femme d'honneur?

MERCURE

Mon dieul tu n'es que trop honnête; •]

Ce g;rand honneur ne me vaut rien. y

Ne sois point si femme de bien , j

Et nie romps un peu moins la tête. ;

CLÉANTHIS.

Comment! de trop bien vivre on te voit me blâmer!

La douceur d'une femme est tout ce qui me charme; J Et ta vertu fait un vacarme '

Qui ne cesse de ra'assommer.

CLÉANTHIS.

Il te faudroit des cœurs pleins de fausses tendresses , De ces femmes aux beaux et louables talents , ?

Qui savent accabler leurs maris de caresses Pour leur faire avaler l'usage des galants.

MERqURE.

Ma foi , veux-tu que je te dise?

Un mal d'opinion u« touche que les sots ; *

Et je prendrois pour ma devise : j

Moins d'honneur, et plus de repos.

CLÉANTHIS.

Comment! tu souffrirois, sans nulle répugnance, Que j'aimasse un galant avec toute licence?

MERCURE

Oui , si je n'étois plus de tes-cps rebattu,

Et qu'on te vit changer d'humeur et de méthode.

J'aime mieux un vice commode -

Qu'une fatigante vertu.

mi AMPHITRYON.

Adieu, CJéaothis, ma chère ame; Il me Ciut suivre Amphitryon.

CLBASiTHis, seuie.

Pourquoi, pour punir cet infâme, ( Mon cœur n a-t-il assex de résolution ? Ah ! que, dans cette occasion, J*enrage d'être honnête femme !

FIN DO PREMIER ACTE

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