ACTE II, SCÈNE II
ALCMBNE.
Ne fis-je pas éclater à vos yenx Les soudains mouvements d'une entière allégresse? Et le transport d*un cœur peut-il s'expliquer mieux Au retour d'un époux qu'on aime avec tendresse?
AMPHITRYON
Que me dites- vous là?
ALCMÈNE
• Que même votre amour Montra de mon accueil une joie incroyable ; Et que , m'ayaot quittée à la pointe du jour. Je ne vois pas qu'à ce soudain retour Ma surprise soit si coupable.
AMPHITRYON
Est-ce que du retour que j'ai précipité
Un songe, cette nuit, Alcméne, dans votre ame
A prévenu la vérité ; Et que, m'ayant peut-être en dormant bien traité ,
Votre cœur se croit vers ma flamme
Assez amplement acquitté?
ALCMÉNE.
Est-ce qu'une vapeur par sa malignité.
Amphitryon, a dans votre ame
Du retour d'hier au soir brouillé la vérité ;
Et que du doux accueil duquel je m'acquittai Votre cœur prétend à ma flamme Ravir toute l'honnêteté?
AMPHITRYON
Cette vapeur, dont vous me régalez.
Est un peu, ce me semble, étrange.
3S8 AMPHITRYON
ALCMBHB.
CTest ce <pi*OD peut donner pour change Aa songe dont toos me pariez.
AMPHITRTOH.
A vMnns d'an songe, on ne peut pas, sans donte, Excnser ce qu'ici TOfere bouche me dit.
ALCMBNB.
A moins d'âne vapenr qm toos troohle Fesprit, On ne peoft pas sanrer ce que de tous fécoatew
AMPHiraTOH.
Laissons an pea cette Yapeur, Alcmène.
ALGMBIIK.
Laisscms on pea ce s(»ge. Amphitryon.
AMPBITaTOH.
Sot le sujet dont il est question , Il n*est gaèie de jeu que trop loin on ne mène.
ALCMBItB.
Sans doate; et , pour flsarque ceiCaine, Je commence à sentir un pea d'émotion.
AMPSITBTOir. .^
Est-ce donc que par là vous vonlex essayer A réparer Faocneil dont je tous ai lait plainte?
ALCMBIIB.
Est-ce donc que par cette Conte Vous desires vous égayer?
AMPHITRTOir.
Ah ! de grâce, cessons, Akméne, je tous prie, Et parlons sénenseasent
ALGMBirB.
Amphitryon , c'est trop pousser Famasement ;