ACTE III, SCÈNE VII. Aoi Posséder soas un même maître
Pour Sosie en tous lieux on sait me reconnottre ; j
Je soaffre bien que tu le sois, j
Souffre aussi que je le puisse être. t Laissons aux deux Amphitryons Faire éclater des jalousies;
Et, parmi leurs contentions , l
Faisons en bonne paix vivre les deux Sosies. /
MERCURE
Non , c'est assez d'un seul, et je suifî obstiné A ne point souffrir de partage.
SOSIE
Du pas devant sur moi tu prendras l'avantage; Je serai le cadet, et tu seras l'aîné.
MERCURE
?îon ; un frère incommode et n'est pas de mon goût, Et je veux être fils unique.
SOSIE
O cœur barbare et tyrannique ! /
Souffre qu'au moins je sois ton ombre.
Point du tout.
SOSIE
Que d'un peu de pitié ton ame s'humanise.! .
En cette qualité souffre-moi près de toi : /
Je te serai par- tout une ombre si soumise , /
Que tu seras content de moi. j
MERCURE
Point de quartier ; immuable est la loi. Si d'entrer là-d«daiis tu prends encor l'audace,
4oa AMPHITRYON.
Mille coaps en seront le fruit.
SOSIE
Las! à (fotVLd étrange disgrâce.
Pauvre Sosie, es-tu réduit!
; MSKCUBE.
Quoi ! ta bouche se licencie A te donner encore un nom que je défends !
SOSIE
Non , ce n*est pas moi que /entends , Et je parle d*un vieux Sosie Qui fut jadis de mes parents.
Qu'avec très grande barbarie A l'heure du diner l'on chassa de céans.
MSaÇURB.
Prends garde de tomber dans cette frénésie. Si tu veux demeurer au nombre des vivants.
SOSIE, à part.
Que je te rosserois, si j'avois du courage, l)ouble fils de putain, de trop d'orgueil enflé !
SIEBCURS.
Que dis-tu?
SOSIE
Bien.
tCEaCURE.
Tu tiens , je crois , quelque langage.
SOSIE
t)einandes, je n ai pas soufflé.
MSBCVBS.
. Certain mot d« fife de putain A pourtant &appé raoq oreille,