ACTE HT, SCÈNE VIII. 4oS
Et de voas il faut que j'obtienne Que le pendard ne meure point D*une autre main que de la mienne.
Allons.
s o s I E , à Amphitryon.
Je viens, monsieur, subir, à deux genoux. Le juste châtiment d'une audace maudite. Frappez, battez, chargez, accablez-moi de coups, Tuez-moi dans votre courroux , Vous ferez bien , je le mérite ; Et je n'en dirai pas un seul mot contre vous.
AMPHITRYON
Lève-toi. Que fait-on?
SOSIE
L'on m'a chassé tout net;
Et, croyant à manger m'aller comme eux ébattre. Je ne songeois pas qu'en effet Je m'attendois là pour me battre.
Oui, l'autre moi, valet de l'autre vous, a fait
Tout de nouveau le diable à quatre. |
La rigueur d'un pareil destin , Monsieur, aujourd'hui nous talonne ; |
Et l'on me dé-Sosie enfin /
Comme on vous dés-Amphitryonne.
AMPHITRYON
Suis-moi.
SOSIE
N'est-il pas mieux de voir s'il vient personne?
4o6 AMPHITRTOM