‹ Répertoire du théâtre français (volume 3)Chapitre 89 sur 520 · SCÈNE XVI. i · texte numérisé non relu

SCÈNE XVI. i

ALCIDA8.

' Oh ! monsieur, il n y a pas de mal à cela. •

80ARÀRELLE.

J'en suis fâché, je tous assure, et je souhaiterois...

ALCIDAS.

Gela n'est rien , vous dis-je.

( Alcidas présente à SganareUe deux épées. ) Monsieur, prenez la peine de choisir de ces deux épées laquelle vous voulez.

SOAKARELLE.

De ces deux épées ?

ALCIDAS.

Oui , s*il vous plaît.

SGAKARELLE.

A quoi bon ?

ALCIDAS.

- Monsieur, comme vous refusez d^épouser ma soeur après la parole donnée, je crois que vous ne trouverez pas mauvais le petit compliment que je viens vous faire.

80AIIARBLLB.

Gomment ?

• ALCIDAS.

D*autres gens feroient plus de bruit, et s'emporteroient contre vous : mais nous sommes personnes à traiter les choses dans la douceur ; et je

i36 LE MAHIAGE FORCÉ.

Tiens vous dire civilement qu'il faut, si vous le

trouvez bon, que nous nous coupions la gorge

ensemble.

SOAK4RELLB.

Voilà un compliment fort mal tourné.

AI^CIDAS. •

Allons; monsieur, choisissez, je vous prie.

8GANARELLE. .

Je suis votre valet, je n'ai point de gorge à me couper. ( à part. ) La vilaine façon de parler que voilà !

ALGIDA8.

Monsieur, il faut que cela soit, s'il vous plaît.

8GANARELI4E.

Hé! monsieur, rengainez ce compliment, je vous prie.

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