SCENE VIII. i
D o RO T H £ E ^ se rassurant.
Je ne sais , mon oncle , de qui yôus me parlez , et Ton me prend sans dente pour une autre.
HILAIRE
n est inutile dâ vouloir nier la térité ;'o'eat une chose que j.*ai vue.
DOnOTHÉE.
Ah ! mon oncle , je n*ai rien à répondre làdessus.
■ ILAIBE.
Tous avouez donc que la chose est véritable?
DOBOTHés.
Non pas, mon onole, s'il vous plaît : je vous dirai seulement que ce n*est point à moi à combattre vos sentiments ) et que , quand il y auroit du mensott^^e, je dois être toujours dans le Respect.
HILAIBE.
Fort bien ! On appelle cela se sauver par les marais. Écoutez, ma nièce : vous saves que xous êtes promise à monsieur Ëutrope ; que.c*est un homme qui vous aime; et que dailleura il est en droit, quand il voudra, de nous faire un procès qui nous coûteroit plus de dix mille ëcus ^ si nous venions à le perdre : ainsi préparée -vous k Tépouser au plus tôt.
i6o LE COCHBR SUPPOSÉ.
DOROTHÉE
Tout ce qu'il vous plaira, mon oncle.
BILAIRB.
Cest bien dit. Cependant, jusqu'au jour de yotre mariage , je vous défends de sortir du logis sans mon consentement ; (à Morille ) et à toi , de mettre les chevaux au cairosse sans ma permission.