SCÈNE XXU
HILiilHE.
U ne m*avoit point dit qu'il fût marié : mais la plupart des serviteurs en usent de la sorte, pour se conserver uoe condition. Çà» que souhaitezvous de moi?
JULIE
Je voudrois seulement le voir, et que vous voulussiez prendra la peine de nous remettre bien ensemble.
filLAIRE.
De tout mon cœur: mais voyons un peu votre visage.
JULIE, levant sa coiffe.
Volontiers. .
HILA.IRB.
Ab, ciel! Taimable personne! Quoil vous êtes la femme de ce maraud-là?
JUtiB.
Oui, monsieur, puisque le ciel l'a voulu ainsi.
HILÂIHB.
Cest un meurtre que vous soyez la femme d*un fat comme lui.
JUJblE.
Il est mon mari.
HILAIAE.
Il n'est pas digne de ce nomrlà, et vous méritez une autre fortune.
Vous me flattez, monsieur.
HILAIRB.
Je veux prendre votre parti contre lui, et par là vous donner des marque^ sensibles deTestime que j'ai pour vous.
JULIB.
Que je vous serai redevable!
HILAIRE
Votre abord m'a touché d*une telle manière, que je Tétranglerois, s*il refiisoit de faire son devoir auprès de vous.
JULIB.
Que je vous suis obligée !
HILAIRE
Point; au contraire^ c'est moi qui, en vous servant, trouve que je vous suis encore redevable. Une femme aussi belle et aussi bien faite mérite assurément qu'on ait de la tendresse pour elle. Cest un pendard! Quelle est. cette autre dame?
JULIE
Cest une de mes parentes. ( à Rosette. ) Ma cousine , saluez monsieur.
ROSETTE, levant sa coiffe.
Je suis sa très humble servante.