SCÈNE XXXI
aULIE, ROSETTE, MORILLE.
aosETTE, à Mvnlle.
Eh bien ! monsieur lé fîipon, voilà tantôt toutes vos tromperies à bout.
MORILLE, à Josette.
Que yeux-tu que j*y fasse? est-ce ma faute?
ROSETTE
A qui donc , chien de pendard?
MORILLE
A la violente humeur de mon maître, qui m'a contraint à faire tout ce cpie j'ai fait. Mais, Ro-
sette, ma chère Rosette, suis -je indigne du pardon que je demande? ( a Julie, ) Madame, je suis perdu , si vous n avez pitié de moi.
ROSETTE
Tu fais le chien couchant à présent.
MORILLE
Rosette, ma chère Rosette, par l'amour que j*ai pour toi, porte madame à me pardonner, quoique, Dieu me damne, je ne sois point coupable.
ROSETTE, à Ju/te.
Madame, il s'explique à cœur ouvert.
JULIE, h Rosette, Crois-tu qu il soit véritable?
MORILLE
Oui, la peste m'étouffe, ou le diable m*emporte. *
ROSETTE, h Morille, Penses-tu qu'on te croie, pour jurer?
MORILLE
Quoi! Rosette, seras-tu une roche pour Morille? n auras-tu point compassion de' ses larmes, et ne sauroit-on te toucher par quelque endroit? Rosette 1 Rosette!
ROSETTE, à Ju/te.
Madame , ses pleurs me percent Tame , et je vous demande sa grâce.