HILAIRE, LISIDOR, JULIE, ROSETTE, MORILLE, DOROTHÉE
MORILLE, apercevant JSfilaire el Lisidor, Les voici.
DOROTHÉE, à part, O ciel ! qae je suis malheureuse !
HILAIRE, à Lisidor.
Monsieur, c*est en ce lieu qu*il faut s'expliquer nettement et sans détours.
LISIDOR, à part Que vob-je ! Julie en ces lieux!
HILAIRE
Çà, pour quel dessein étes-vous dans mon lo- ^s? Répondez.
LISIDOR, embarrassé, à Hilaire.
Monsieur, ce n est point en ce lieu que je dois expliquer les choses ; lorsque nous serons seuls , vous et moi , je vous en instruirai.
HILAIRE
Il nest pas nécessaire d'être seuls pour cela; il faut parler franc.
LISIDOR.
Vous le voulez ainsi , et moi je n'en ferai rien : serviteur. {Il va pour sortir.)
aoo LE COCHEfi SUPPOSÉ.
J o L I E , à 'Lisidor , F arrêtant.
Non, tu ne sortiras point que je n*aie éclairci toutes les choses.
liisiDOR, à Julie.
Madame...
Hé bien? madame..*. Que veux-tu dire?
niLAiRE,rt Ju/te.
Qu'est-ce ceci?
JULIE, à Hilaire.
Apprenez, monsieur, que, pour mon malheur, j'aime ce perfide; que j'ai de lui une promesse de mariage, et quil cherche à me manquer de parole pour tâcher à surprendre votre nièce.
HILAIRE
Vous avez une promesse de mariage de monsieur?
JULIE
Oui , monsieur, et la voilà.
HILAIRE
Vous n'êtes donc pa9 la femme de Morille?
JULIE
Non, monsieur; et ce MoiiUe est le valet de. mon infidèle.
ROBETTE^à miaite, Cest la pure vérité, mon^^eur; et moi je 8i|is