ACTE III, SCÈNE IX. ar
A trompé les desseins de ce prince peifide , Et, par ce juste soin quil répand sur les rois, Somnis un fils rebelle à la rigueur des lois. Il est en mon pouvoir, et ce prince coupable Doit servir aux mutins d'exemple mémorable;
IRÈNE
Ah ! pouvezrvoua former ce funeste dessein. Seigneur, et^seriez-vous à ce point inhumain ?
l'empereur.
Madame...
IRÈNE, tinterrompani.
A cet excès pousser votre colère t Quelle horreur !... Pardonnez à mou discours sincère : Je crains pour vous, seigneur, l'infailUbie retour Des mouvements du sang, des traiisports de l'amour, Qui, blessant votre cœur de mortelles atteintes. Pour ce fils immolé vous coùteroit des plaintes ; Je crains pour vous la honte et les noms malheureux Dont pourroit vous charger ce sacrifice affreux. Ces exemples fameux d'une austère justice Entraînent après eux un étemel supplice. La haine se répand sur celui qui punit. L'amour et la pitié sur celui qui périt ; Et qui peut sur ses fils porter des mains cruelles Semble peu mériter qu'ils aient été fidèles... Peut-être j'en dis trop; mais mon zèle , seigneur. Ne tend qu'à prévenir un repentir vengeur, Qu'à vous sauver enfin d'une indigne mémoire.
LBMPERBUR.
Madame, c'est assez ; j'aurai soin de ma gloire.
%H AN DE ON le.
Je vois ce que prétend le zélé ofi^cieux Qui vient en ce moment d'éclat«r à mes yeux. Je Gonnois votre cœur, je sais tout ce qu'il pense ; Allez ; ne doutez point de ma reçonnoissance. ( // sort dun côté avec les gardes , çt Irène sort dun autre côté avec Eudoxe et Narcée. )