SCÈNE XVI
PIRANTE, NICODÈME.
HICODBMB, venant avec une grande fourche de bois sur son épaule, et chantant cette chanson , sur le chant:
Une et deux et trois et quatre et cinq et six , Sept et huit et neuf et dix^ Onxe^t douze et treize , Quatorze et quinte et seize.
Biaise , en revenant des champs ,
Tout dandinant.
Il trouvit la femme à Jean ,
Et puis ils s'en furent
Dans une masure.
Un Vrgnéroh , près de Ut,
Voyant teU, Leur dit : que faites-vous là?
A quoi répond Blàislii';
Je nous ASns'BSêii aise.
p 1 R A N T E , tâ)brdnÀtNicodème.
Dieu te gard', Nicodème.
BonjonV, AA^âsiéil ^^tate. Aïi^l c'esif donc vous?
PIRANTE.
Moi-même.
Vous no^é^ TtSyez'j^&yeuxl, toéJOurs boid ai^fiéùt
PIRANTB. •
L'appétit et la joie entréâemlièiit l'evprit.
lifTdd^èME.
J'aimë à' lii^V ^ éfa^fÀ^ir, àmé b&illéi^ cafMèté , Et j'ai toujours été bâti de la mag^niferé; Vous êtes bien gaillard? '
piA'APfr*.
OttSy je mé iAiin bien.
QnïàUi^j'a?vbiis'lè'sa&fé, je m iàmqveùm^âsi éàn : Morgue ! c'est un grand fùkàt.
PIRAlfTB.
It est vrai. Mais ton maître.
Comment e.st-il ?
Comment? Il est comme il doit être,
Toujours bien essoufflé, ^piand il marche.
PIBANTE.
A-t^il eu Quelque mal violent?
NICODÈME
Pourquoi?
PIRANTE.
Quand il m'a vu , Il s*est mis à crier d'un ton épouvantable , Et n'auroit pas mieux fui, s'il avoit vu le diable. Est -il devenu fou?
niCODBMB.
Peste ! il n'est pas si sot :
Tout vieux barbon qu'il est , il dit encore le mot. c'est un brave homme.
PIRAIITE.
Mais par quelle extravagance , Criant tout haut à l'aide, a-t-il fui ma présence? Il est donc possédé?
NICODEME
Vous^vous gaussez de nous.
Bon ! s enfuir ! Hier encore il nous parloit de vous , But à votre santé, jusqu'à parte d'haleine. Nous dit qu'vous viendriez possible dans quinzaine.
PIRANTE.
Oui; jel'avois écrit.
NICODÈME
Eh bien donc?
PIRANTE.
Mais depuis