‹ Répertoire du théâtre français (volume 4)Chapitre 181 sur 465 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

ANDRONIC

Il est temps de s'armer d'une noble constance. . .

Où se termine , hélas ! toute mon espérance ?

Sorti du plus beau sang qu'adore l'univers ,

Maître, dès le berceau, de cent peuples divers;

Quand je crois m'affranchir de l'affreux esclavage

Dont le joug si long-temps fit gémir mon courage ,

Quand les biens, les honneurs, la gloire, les plaisirs,

Dévoient s'offiir en foule à mes premiers désirs ,

Je meurs, et, dans le cours de mes jeune» années,

Je vois d'un coup fatal trancher mes destinées !...

Mais , quoi ! toujours en proie à la rigueur du sort ,

Je ne puis de mes maux sortir que par la mort !

Il est à mon repos un si puissant obstacle «

Qu'en ma faveur le del ne peut faire un miracle;

Et tant que je vivrois , brûlé des mêmes feux,

Je serois criminel, ou serois malheureux.

Furieux sans effet, amant sans esjpérance,

Contraint dans mon amour, contraint dans ma vengeance ,

Pénétré de tendresse , agité de courroux.

Sans oser signaler ni mes vœux ni mes coups...

Ah ! le ciel me devoit être un peu moins contraire ,

-k-ji ANORONIC.

Lai^er Ubre, dn moiiu, ma flamiUe ou oui colère , M'offrit uik cceat pour qui tout le mien pût biéler^ Oa lé sang d'mi rival que je passe immoler. Enfin dsDS oés combats je ne saorois plus vivre , Et je dois rendre grâce an oonp ^ m'en délivre... Oui, je suis résolu.. < Mais, <|ae deviendrez- vous, Irène? De mon père évitez le courroux.

Ma mort vous coûtera de dangereuses larmes. L'empereur en prendra de terribles alarmes ! Et que sai»*je? peut-être, en œ moiMBt huAy Il me condamne moins en père qu'en rival. Ah ! penser accablaïkt on aaon catgut s'abandlonne ! Quel perd pour Irène, è âel! s'il la soupçonne!... Princesse, qne je crains que Ses tériibleB coups, Après m'avoir frappé, ne s'étendmt sàr vons !... Voilà eb qai m'âoi^e , et non pas le supplice. Mais je touche au moment du Êital sacrifice !... CieU je t'offirs Bia mort , apaise ta rigneur. Puisse»i>ta Imn de moi porter ton bras vengeur! Contre un barbare q>ouz protège l'iniiooeniBe ; Ne te lasse jamais d'embraaser sa défense.

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