OBL
Sans se plaindre un moment de «m sort inhumain , Il nous suit. Sans frémir il entre dans le bain. Offre ses bras Ini-naéme, en lait conper les vaines. Montre un eeenr insensible au milieu de ses peines , Et des flots de son sang, qui coule à gros niisseaox. Bientôt du bain fatal il voit rougir les eaux. Cependant il pAlh et ses yenz s obscurcissent; De moment en moment ^ea esprits s'aiVoiblissent; Son an^e avec son sang trop prompt à s'écoolei^ Court au termei«tal. ..
iBÀNB, tiniemmpant.
Je me sens accabler!...
Donne» un peu de temps à mon ame abattue...
{aprks une courte pause.) C'est assez; achevez un discours qui me tue.
GELAS.
Il lève au ciel les yeux pour la dernière fois, Et prononce ces mots d'une mourante voix : • O mort! des malheureux unique et sûr asyle,
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« Je Terrois ton apjHroche avec un œil tranquille ,
• Si du courroux vengeur dont je snbis la loi
m La rigueur aujourd'hui ne tomboit que sur moi.
• Je crains.;. » En cet instant son ame s'est émue. Il promène par^tout une inquiète vue.
m Père cruel ! dit-^il , d'un fils infortuné « Je te rends tout le sang que tù m'avois donné : m M'en cherche point ailleurs pour assouvir ta rage. » Alors de la parole il perd presque l'usage; H ne garde plus d'ordre en ses discours confus : Ce ne sont que des mots toujours interrompus; Son esprit se confond, le trouble s'en empare; En de vagues projets il s'emporte et s'égare; Il adresse sa voix à vous , à l'empereur, Parott tantôt tranquille et tantôt en fureur. Enfin son sang s'épuise et sa force succombe. Sa tète sur son sein penche , chancelle , tomJbe. Il meurt , et tout son corps sanglant , pâle , glacé , Ne nous en offre plus qu'un portrait effacé. Pour moi» le cœur percé de cette affreuse image , De ses persécuteurs je déteste la rage , Et , craignant qu'on me fasse un crime de mes pleurs , Je vais eu d'autres lieux renfermer mes douleurs,
{IlsoH,)