ÉRASTE, CLITANDRE, JUSTINE, DORANTE, CÉLIE
ÉR ASTE, Â Dorante, en Cembrassant.
Chez toi nous courons à grands pas. Notre ami. Ton ne peut, en quelque part qu'on aille. Trouver pour le commerce un homme qui te vaille^ Clitandre te dira qu'hier, en vingt endroits. On loua ta maison d'une commune voix.
Ce n'est qu'ici qu'on goûte un plaisir véritable.
CLITANDRE, âDomnte.
n n'est point dans Paris de lieu plus agréable.
CÉLIE
Vous nous flattez, messieurs?
CLITANDlRfi. ^
Non, madame.
ÉRASTB.
^ Pour moi.
Quand je vous parle ainsi , c'est de fort bonne foi !
' DORANTE
Je vous suis obligé.
É R AST E , lui frappant sur V épaule. Mon ami , tu sais vivre.
Dans le monde tu sais le parti qu'il faut suivre?... Je viens de chez Damon.
CLITANDRE
L'impertinent jaloux !
ÉRASTE, â Dorante.
J'ai manqué, je Tavoae , à me mettre en courroux. Il ne saurait souffrir qu'on regarde sa femme. Tous les soins qu'on lui rend le percent jusqu'à l'akie.
Le fat!
ÉRASTE
J'ai .pris plaisir à le faire enrager.
JUSTINE
Qoe c'est bien fait!
cihi£yà Éràste, en regardant tendremettt Dorante. Pourquoi ne le pas ménager?
Il faut avoir pitié du mal qui le dévore.
ÉRASTE
Il faut, quand on le peut, le redoubler encore....
{à Dorante. ) Je gage que Dorante est dc^mon sentiment.. .
( le tirant par le bras. ) Parle. Ne doit-on pas le faire?
D o R A N T E , ouec emôarrof .
Assurément....
{à part) Ciel!
CLITANDRE
Un mari jaloUK est une sotte bétel
DORANTE, de ^irt.
J'enrage !
ÉRASTE, riant.
Lorsqu'il a ses visions en tête, Et que l'oik est témoin des chagrins qu'il ressent ,