ACTE III, SCÈNE V
Reprenez donc vos sens... Bf entendec^vous , madame? Hélas ! que votre état m'inspire de frayeuf ! . . .
{à Dorante.) Elle ne répond point... Vous avec tort, monsieur.,.
{à part.) Fort bien ! l'on ne peut mieux jouer son personnage...
( à Dorante. ) Madame n'en peut plus, et voilà votre ouvrage...
Il est vrai , je l'avoue , et vois en ce moment
Les funestes effets de mon emportement;
Et quand je la regarde... ah ! Dubois , qu'elle est belle !
Je sens que, malgré mm, mon cœur vole vers elle...
{à CéUe, en se jetant à ses pieds.) Madame , ouvrez les yeux , et voyez votre époux, .Soumis et repentant, embrasser vos geiv>BX. CE LIS , ottvrant les yeux et les refermant aussitôt, en feignant de retomber dans son évanouissement à la vue de Dorante.
Âh! quel objet!... Faut-il revenir à la vie Pour revoir l'ennemi qui me l'avoit ravie !
DORANTE, avec tendresse.
Je suis votre ennemi?
CÉLIE, avec dédain.
De grâce, laissez-moi.
DORAITTB.
Ah ! ne m'imposez pas cette tuirbare loi. Je ne puis obéir.
CÉLIE
Que je suis malheureuse !
Qu'aux cœurs tels que le mieu la honte est douloureuse !
DORANTE
Madame , au nom du ciel , modérez ce courroux . Voyez mon désespoir.
( // se relève en voyant entrer Justine. )