SCÈNE XXIII
Voyez-moi bien ; je vis. Qui vous rend si crédule , Qae de vous entêter d'im eoote ridicule? A votre âge , étes-vous de si légère foi. Et voit-ou bien des morts qui parlent comme moi?
JAQUEMIN.
On diroit , en effet , que vous êtes en vie.
Seriez-vons échappé de votre apoplexie?
On si, quand on est mort , on peut ressusciter?
Car monsieur votre fils, que je viens de quitter.
Et qui porte un grand deuil, lui-même a pris la peine
Devenir m'annoncer...
PIRANTE, /avançant.
Quoi! mon fils...
NicoDEMfi, présentant sa fourche à Pirante,
Ak! morguenne!
N'avancez point.
JAQUEMIN.
Tout beau , Nicodème ! j'entends Qu'on respecte monsieur. * -
NicoDÈXB,à Jatfuemin.
Moi|^ ! c'est perdre temps , Descendez, sans rien craindre, ou bien qu'il se retire. Son fantôme n'est pas si diable qu'on veut di|«; Je ne vois* rien en lui qu'on ne voie à chacun : S'il ^t tiop le méchant , je serons deux contre un.
PIRAJVTE.
Nicodème a raison, pourquoi tant de foiblesse?
JAQUEMIN.
Enfin j'ouvre les yeux, et vois qu'on m'a fait pièce. Je descends
5o LE DEUIL.