SCÈNE VII
M. SANGSUE, M. BRIOANDEAU, ORONTE, M. DE BOISLUISANT, CÉCILE, LISETTE, MERLIN.
M. SANGSUE, à Oronte.
Monsieur, votre tiiès humble et très obéissant. Ma personne, je crois, ne vous est pds connue?
ORPNTB.
Non, monsieur, par malheur.
M. SAHGSUB.
Je me nomme Sangsue, Procureur de la Cour, pour vous servir.
ORONTB.
Monsieur, Je VOUS rends, sur ce point, grâce de tout mon cœur^
M. SANGSUE
Savez-vous quel ddksein en ce lieu me fait rendre?
OA4>VTB.
Non.iiioiifleiir.
M. lANGSOB.
En troif moto je m'en vais vons l'apprandic. Void le fait. En l'an six cent «putre-^ingt-deuz, Poor divertÎMement d'un théâtre fameux.
Contre les procnrenn on fit une satire. Où presque tout Paris pensa pAmer de rire : Biais l'auteur qui Fa fiiitç a dit pnUiqnament Qu'il n'entend point toocher à ceux du parlement ; Et je viens tout exprès , pour brader Fimpostnre , Vous en demander acte en un coin du Mercure. En s'attaquant à nous, quel opprobre eût-ce été? Cétoit jouer la foi, l'honneur, la probité : Mais ceux qu'on a choisis méritent qu'on les berne ; Ce sont des procureurs d'un ordre subalterne. Comme ceux des consuls, du Châtelet...
M. BRIGANDEAU
Tout beau ,
Maître Sangsue , ou bien...
M. «-ANOSUE.
Quoi ! maître Brigandeau , Prétendriez- vous nier ce que je dis?
M. BRIGANDBAU.
Sans doute.
M. SAIfOSUB.
Et moi, devant monsieur, qui tous deux nous écoute , Je m'offre à le prouver, en cas de déni.
M. BRIGANDEAO.
Vous?