‹ Répertoire du théâtre français (volume 4)Chapitre 317 sur 465 · ACTE I, SCÈNE · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE

« Je vous plains d*étre en ce gîte ; « Mais il peut arriver pis, « Si voos ne rendez bien vite « Toat ce que vous avez pns. »

A 1 application.

Elle est aisée à faire.

BSOP£.

Tant mieux; la vérité ne peut être trop claire. Geux.de <jai la conduite ^ exempte de soupçons» A qui se voue au prince offre tant de leçons , Pour s'en formaliser vont trop droit en besogne. Pour celui qui sur tout pince , lésine, rogne , ^ Qui du bien de Crésus s'attribuant Ul quart Ne manie aucun sou dont il ne prenne un liard , Quand il croit sa fortune et solide et complète , Il éprouve le sort qu'éprouva la belette; Et surpris dans la grande auprès du tas de grain, Il ne peut en sortir, pour en être trop plein. Tâchons d'avoir du bien qui ne coure aucun risque : Un grand fonds de vertus rarement se confisque ; En faveur, eu disgrâce, on est sûr d'en jouir.

LÉARQUE.

BloBsieur, on est charmé quand oa peut voua ouïr. Mais faisons , je vous prie , une petite pause. Peut-être le matin prenea-vous quelque chose : Un bouillon, du café? Que vous pkit-il des deux?

BSOPS.

Avez-voi^ du café qui soit bon ?

ii8 LES FABLES D*ÉSOPE.

LiARQUB.

Merveilleux.

ÉSOPE

Prenons-ea. Ordonnez que Ton nous en apprête : Il n est rien de si bon contre le mal de tête; Quand j'en prends le matin , je suis gai tout le jour.

LBARQUB.

Vous en aurez ici de meilleur qu'à la cour; Et dans peu de moments on va vous satisfaire. ÉSOPE, voyant que Liartjueveut sortir.

Quoi! faut-il que vous-même...

LÉARQUE.

Oui, j'y suis nécessaire.

( à Eupkronne.) Entretenez monsieur, et ne le quittez pas.

( // SOH.)

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