ACTE tll, SCÈNE VIII. ijB
Fi!
AGATHON
Poonfaoifi?
CLBOHIOE.
Poniqnoi ? Fi ! Toas dis-je.
AOAfROtff.
i^oartant Ou dit qiie mon visage est aska raigoàtaut. Si je vous ressembiois , et qne je tue mirasse , Q«aad je me acrois vu , je osisserob la glace^
CLÉONICE
Vous croyez donc, mon frète^ avoir beaucoup d'appas?
AGATH4>I^.
El itour^oi, s'il est vrai, ne le croirai-je pas?
CLÉONICE
s'il pouvoit vous veair la petite vérole ! Teùee, ma grande sœur me gatde une pi^tole Pour avoir du ruban plus beau ^« ceiai«là. Et je la dooderois volontiers pour t^eia. Plus vous deviendriez laid, piofeja 6erdisj<o^f«Use.
aoathon» '
Vous qui n« cndgaiezrien, vous êtes bien Heureuse.
ctÉOKicn, à Éiopè.
Ne vous ai-^ pas dit que c'étoit un dragon? Si je ne suis pas belle , est*ce ma tete?
ÉSOPE
Non.
Je vous trouve tous deux un charmbnt petit couple; Mais il faut l'un pour l'autre avoir l'esprit plus souple. Aimez bien votre JFrère... Et vous, bien votre sœur.
Me le promettez- vous, mes enfants?
AGATHON ET chioniCE, ensemble.
Oui,]
ÉSOPE
Écoutez bien tous deux ce que je vais tous dire.
U faut que fort souvent ce beau garçon se mire :
Mais plus dans le miroir il se verra d'appas ,
Plus il doit prendre garde à ne les salir pas;
Des dieux qui l'ont fait naitre il gâteroit l'image.
U faut, quand on est beau, qu'on soit enoor plus sage.
( à AgaÛïon.) Entendez-vous , mon fils?
AGATHON
Oui, monsieur, j'entends bien.
Je vous rends grâce.
BSOPB,àC^onace.
Et vous (car je ne cèle rien ) , Vous pour qui la nature a paru pins cruelle , Mirez-vous, mais ponr voir que vous n'êtes pas belle. Si vous manquez d'attraits ponr plaire et ponr channer, Amassez des vertus qui vous fussent aimer; Et, par une conduite exempte de murmure. Réparez la rigueur dont usa la nature.
Beaucoup de modestie et beaucoup de bonté Ont des charmes plus grands que n'en a la beauté. Souvenest-vous-en bien, ma petite mignonne.
CLÉONICB.
Oui , monsieur. Grâce au ciel , j'ai la mémoire bonne.
UNE soiTiyde derrière le théâtre.
Agathon ! Cléonice !