SCÈNE V
AGÉNOU, ÉSOPE.
AOBNOR.
Je vous cheicftie (lai^toiit potkr-voms dire deux mots.
iiOPB.
Eh bien ! j« suis tronvé : qu'arez- vous à me dire ?
ACiNOR.
Qu'on me nomme Agénor, et ce mot doit suffise. Vous m'entendez , je crois?
ESOPE
Oui, j'entends votn nom.
Att^NOil.
Et vous n'entendes pas oe quim'iiména?
BSOPE.
Nbn.
AGlBIfOfi.
Je vaift» puisqu'il le faut , tâcher à vous i'apprendra. Monsieur Ésope.
KSOFB.
Et moi tâcher à vous entendre, Monsieur Agënor.
' AGBIIOII.
J'aime , et vous aimes aussi :
C'est l'unique sujet qui me conduit ici. Je sais ce que tous deux le ciel nous a fait naître : Comme je me conoois, songez à vous connoitre; Je prétends d'Euphrosine être le seul captif.
ÉSOPE
Moi, je veux abaisser ce ton impératif: ^ Il von^sied mal. Je veux vous rendre honnête , affable, Et, pour y réussir, vous apprendre une fable. Écoutez bien.
AGÉNOR
Oe grâce-, évitons ce fatras :
De si fades raisons ne m'accommodent pas. Je ne me repais point de ces vaines paroles.
ESOPE
Un jour...
AOBNOR.
Encore un coup, point de contes frivoles. C'est .un amusement qui n'est bon qu'à des fons.
Écoutez celui-ci; je le crois bon pour vous.
AGÉNOR
Je vous ai déjà dit, et je vous le répète , Qu'une prompte réponse est ce que je souhaite. Songez plus d'une fois qu'on me nomme Agénor.
ÉSOPE
Je vous ai répondu , comme je fais encor , Que vous parlez d'un air, s'il faut que je le nomme , Qui sent le faVifai^n plus que le gentilhomme; Et, pour vous faire prendre un ton plus adouci, Je veux vous réciter la fable que void.
AGÉNOR
Dépêchez donc.