‹ Répertoire du théâtre français (volume 4)Chapitre 363 sur 465 · ACTE IV, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE V

Je sens je ne sais quoi me reprocher dans l'ame Que j'ai tort de troubler une si belle flainme; Mais enfin, je suis homme , et , quoique mal bâti ^ Je sens ce qu^en ma place un autre auro^it senti. L'amour que vous avez, quelque fort qu'il éclate. N'a de plus que le mien qu'une plus vieille date; Et puisqu'il faut, sans fard, nous expliquer ici. Ce que vous ne pouvez , je ne le puis aussi. ^ J'en suis fâché.

AGÉNOR

Monsieur , songez, je vous supplie , A l'effort que je fais lorsque je m'humilie. Mon cœur, qui jusqu'ici navoit jamais rampé...

ÉSOPE

Vous allez faire l'oie , ou je suis bien trotbpé.

AGENOR.

J'ai penr de faire pis dans mon désordre extrême , Si vous vous obstinez à m'ôter ce que j'aime. Il m'est bien plus aisé de renoncer au jour Qu'à l'.adorable objet pour qui j'ai tant d'amour. Après une si juste et si douce espérance...

Et savez-vous aimer avec persévéraiice?

Peut-être que l'amour, que vous croyez constant, Est de ces feux follets qu'on ne voit qu'un instant. Vos tranquilles désirs né trouvant plus d'amorce. Le feu dont vous brûlez perdra toute sa force; Et ce qui fut l'objet de vos tendres amours Deviendra votre peine au bout de quinze jours. Il n'est guère d'amour que l'hymen n'assassine.

AGIROR.

Moi, je ponnois cesser d'adorer Eupfaronne!

Si l'hymen de ma flamme iuterrompoit le cours ,

J'y voudrois renoocer poar l'adorer toujours.

NoU) non, sur mon amour le temps n'a point d'empire;

Mon sort est d'en avoir jusqu'à ce ^e j'expire ;

Et si dans le tombeau tout ne finissoit pas ,

J'aimerois Enphrosîne au-delà dm trépas»

Il n'est rien qu'à ma flamme aisément je n'immole.

ésoPB.

Mille qui l'ont promis ont Biauqué de parole. ^

▲ OÉNOR.

Si Ton m'en voit manquer, que le ciel en eonmoux Paisse lancer sur moi ses plus rigoureux coups; Et pour faire'un serment, dont je frémis moi-même, Je consens que jamais Euphrosine ne m'aime. Mon amour pour dianger a fût on trojp beau ckoix.

Adieu. Nous noua verrona encore une autre fou... Quelqu'un vient

A6BN0R.

ciel! je sors, mais plein d'inquiétude:

Je ne puis demeurer dans cette incertitude; Et quel que soit mon sort, dans une lienre d'ici Je me rendrai chez vous peur en être éclaiici.

(Ilsott,)

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