‹ Répertoire du théâtre français (volume 4)Chapitre 366 sur 465 · LES COLOMBES ET LE VAUTOUR · texte numérisé non relu

LES COLOMBES ET LE VAUTOUR

FABLE

Uu jour les colombes craintives , Sachant que le vautour voulott se marier, '

Se mirent si fort à crier Que le vent Jusqu'au del, porta leurs voix plaintives : • Si lui seul nous désole et nous mange aujourdlinî, « Disoit en son langage une colombe habile,

* Quel lieu nous servira d^asile « Contre un nombre d'enfants aussi méchants que lui? >

S'il suffit d'un huissier pour vider une bourse, Qui pourra contre sept avoir quelque ressource? Croyez-moi, je vous prie, épargnez-vous Taffront De vous vanter ailleurs d'avoir été fécond : C'est un malheur public qu'un huissier si fertile. Loin qu'au bien de l'état votre hymen soit utile , De quantité de gens le sort seroit plus doux. Si jadis votre mère eût avorté de vous. Je fais profession d'être franc et sincère; Vous le voyez,

M. FORET

Monsieur, si c'étoit à refaire , Crésus , tout roi qu'il est , auroit tort aujourd'hui , S'il attendoit de moi ce que j'ai fait pour lui.

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