ACTE y, SCÈNE III. ao
Il dit pour ses raisons qae c'est un droit d'aubaine. Tons les jours de sa poche il tire un droit nouvian : Qu'on prenne une écrevisse, ou qu'on tue un moiniau. Il hit, tout sur-le-champ , dans sa furie extrême , Un biau procès de dieu , fût-ce à son père même. Il prend à toutes mains , et de toutes façons : Il vendroit, s'il pouvoit , l'air dont je jouissons. Il nous dîme nos cfaout, nos poiriaux, nos citrouilles.
COLINBTTE.
Les fossés du châtiAn sont tout pleins de grenouilles.
Qui, par méchanceté, lui font un si grand bruit,
Qu'il ne dort pas un brin tant que dure la nuit.
Par un papier quil a, griffonné d'un notaire ,
Il vent, bon gré , mal gré, que je les faisions taire;
Et, faute jusqu'ici d'empêcher leur cancan ,
Chaque maison du bourg paie on éeu par an.
Cest un dogue affamé , qui toujours mord ou ronge...
Empêcher des crapauds de crier ! le pouvons-je?
DitesF^noi.
ésoPB.
De tout temps le foible eut toujours tort. Le plus cruel des droits est le droit du plus fort. tt faut que le plus fbîble ait dans son infortune. Pour fléchir le plus fort, trente raisons contre ime ; Encore , asses souvent , celles qu'il peut avoir Servent^elles de peu , comme vous allez voir.
aïo LES FABLES D'ÉSOPE.