ACTE V, SCÈNE V. lai
A ^i mieux en yiendroit à bout.
Pour le faire à leur badinâge L'une et l'autre n'onblioit rien :
La vieille sonhaitoit ^'il parût de son âge, La jeune auroit voulu qu'il eût été du sien.
Tous les matins, sous un prétexte honnête De montrer leur amour par de petits devoirs , Chacune, en le peignant, arrachoit de sa tête. L'une les cheveux blancs, l'antre les cheveux noirs . Enfin , chauve et pelé , sa présence importune
Le rendit par-tôut o<fieux.
Pour combler un hynten de joie et de fortune, d faut l'assortir un peu mieux :
Il étoi,t trop jeune pour l'une , Et pour l'autre il étoit trop vieux.
Monsieur le gouverneur, vous me devez entendre.
LÉARQUE.
J'accepte avec plaisir Agénor pour mon gendre : Votre approbation en augmente le prix.
AGÉNOR
Je ne puis dire un mot, tant vous m'avez surpris! Monsieur, c'est justement que chacun vous renomme : ^e doute que la* terre ait un plus honnête hoomie.
mvvuiiosiiSE,à Ésope.
Vous voyez mes raisons pour ne vous point aimer; Mais je n'en ai pas moins pour vous bien estimer : Je m'en fais un devoir que rien ne peut enfreindre.
ESOPE, à Doris.
Vous qui du chat-huant n'avez plus rien à craindre...
DORIS
Oh ! monsieur, contre moi n'ayez point de courroux; Tout le monde eût pensé ce que j*ai dit de wous.
BSOPB.
Fort bien ! c'est s'excuser d'une belle manière ! N'importe, oublions tout ; rendons la joie entière.
( aux deux amants, ) Loin de mettre un obstacle à vos justes désirs. Je veux faire aux chagrins succéder les plaisirs ; C'est en ami sincère à ^oi je m'étudie. Commençons dès ce soir par voir la comédie; Et , pendant la faveur dont m'honore le roi , Qu'aucun , avec raison, ne se plaigne de moi.