SCÈNE V
LISIDOR, MIROBOLAN, MARIN.
MARijf, à Mirobolan.
Monsieur?
MIROBOLAN, h Marin.
Que veux-tu-?
MARIN
Je suis le maître, une fois ; et nous savons, Dieu merci , mettre une femme à la raison. Je voudrois
bien qu elle eût soufflé devant moi, et qu elle Vavisât de traverser ce quej'aurois^sola; jelu^ferois bien voir que son cheval ne seroit qu'une béte : mais , grace^ aii qiel , je n en suis point à la peine ; et ma femme, en un mot, fait tout ce que je souhaite.
LISIDOR9 À Mirobolctn.
En effet, Marin a raison ; et ce sont les discours que vous me teniez avant que nous eussions parlé à votre fefnme.
MiROBOLAN,à Lisidor.
Il est vrai ; m^is U faut se donner un peu de patience ; il ne faut pas touj ours s'emporter d*abord : Ton doit quelquefois apporter quelque tempérance aux choses. Je vous tiendrai parole, ou.!. AUe^ 9 laisses-moi faire .
^ M A A I N , à Lisidor.
Fort bien : laissez faire à monsieur ; il gâtera tout. Ma foi, vous devez plutôt croire aux paroles de la femme quà celles du mari: vous voyez clairement qu'elle seuje est le m^itre et la maîtresse.
nfiROBOLAM, (X Marin.
Vous ne savez ce que vous dites.
•M^RIN
Non ; mais je sais que vous venez d'être furieusement repoussé à la demi-lune. Dites-moi , s'il