ACTE I, SCÈNE
« Et , si je vous suis «lier, ayez soin de mon nom : « Les rois ont moins besoin d'augmenter leur fortune
« Que de voir crottre )ettr renom. »
« Seigneur, répond encor la bande insatiable ,
« Quelque dessein que vous ayez,
• Pour rendre une chose équitable
« Il suffit que vous la vouliez. »
« Dangereux conseillers, adulateurs infâmes ! » Dit le lion terrible, en élevant sa voix ,
« Je trouve de si basses âmes
« Indignes d'approcher des rofs.
« Fuyez loin de moi, troupe avide, « Qui des foibles agneaux et du chevreuil timide
« Êtes si justement l'efFroi :
« C'est votre intérêt qui vous guide ,
M Ce n'est point la gloire du roi. »
D'un exil éternel ayant puni l'audace
De leurs conseils pernicieux , U mena^ de la méthe disgrâce Les animaux qui briguèrent leur place ,
Si ils ne la remplissoîent pas mieux ^
Une mémorable victoire.
Que sur troi» léopards il eut le même jour, A l'éclat da sa vie ajouta m6Sns de gloire Que de s'être défait de ces pestes de cour.
Pour expliquer l'énigme et dévoiler i*emblème , Croyez-vous qu'un monarque aussi grand que vous-même. Ne fît pas une belle et louable action I^imiter ^Iqulefots l'adresse du lion?
a46 ÉSOPE A LA COUR.
Vous voyez que je songe à vous 6xer ici.
ABSIHOB.
Eh ! qui t'a commandé de t'ezpUquer ainsi?