ACTE i, SCENE VIL
cnispiN.
Monsieur, voici une lettre qui vous dira tout.
LISiDOR/it.
« Monsieur mon père , ou me voit le cul de tous ' «les côtés; je prie Dieu qu ainsi soit de vous. « Autre chose ne puis vous mander, sinon que je «vous prie... »
Ce n est pas là le style ni Técriture de mon fils. Est-ce que tu te railles de moi?
CRISPIN
Non 9 monsieur ;.mais je vous demande excuse. Vous saurez que J* ai perdu, en chemin, la lettre de mon maître, et que j* ai £ait écrire celle-ci dans un village, par un paysan.Mais enfin je sais hien qu'il vous demande de Tarant , et qu il vous dit que ses habits ne valent plus rien. Lisez le reste de cette lettre.
LISIDOR.
Eh! je suis satisfait de ce que j'en ai lu.
MARIN
Est-ce toi qui Va dictée au paysan?
cmspiv^ à Marin.
Oui-da, c'est moi; qu'en veux-tu dire?
MARIN
Rien, sinon qu'elle est bien imaginée.
Tu fais toujours le beau diseur et le grand es-
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prit ; mais, morbleu ! apprends que j'en sais plus
qUë toi.
MARIN
Oh ! je tïén doute pas*
CRISPIK.
Morbleu ! veux-tu te battre à coups de poin^ifs Tu verras si...
LISiDORi
Qu'on se taise l'un et Tautre.
CRispiN, h Lisidor.
Mais aussi, monsieur, il fait toujours Fentendu, et croit qu'on n est pas aussi habile homme que lui.
MARIN
Ah ! je te le cède,
LISIDOR, h tous deux.
Encore une fois, qu on se taise. Mais , Grispin, depuis quatre mois , a-t-il dissipé son argent et ses habits, comme tu dis?
GRISTIN.
Oui, monsieur: si cela n'ëtoit pas, je ne vou> drois pas vous le dire.
LISIDOR.
. Il va un peu bien vite. Mais va te reposer au logis, je te parlerai tantôt ; j'ai à présent une affaire qui me presse. Allons, suis-moi. Marin. ( Marin ,ense retirant, fait des saluades h Crispin . Crispin rebute ses saluades. )