ACTE V, SCÈNE VIL
La vengeance facile est honteuse et blâmable. C'est un hennear pour aïoi préférable à leur bieo , De pouvoir me venger et de n en faire rien. Tandis que la balance est encor suspendue. Donnez à vos bontés toute leur étendue. Les rois , comme les dieux, sont faits pour pardonner.
TIARÈME.
Ah ! c'en est trop, seigneur; quoi qu'on puisse ordonner. Quelque punition qui suive notre crime, La plus dure à souffrir est la plus légitime. De la bonté d'Ésope étonnés et confus.
Nous ne pouvons tenir contre tant de vertus.
TRASTBULE.
Oui, seigneur, de son bien avides l'un et l'autre. C'est à lui justement qu'appartient tout le nôtre. Vous avez fait la loi, nous y sonmies soumis.
ÉSOPE
Non; laissez-moi , seigneur, acquérir deux amis. Si jamais mon service eut le bien de vous plaire , Accordez-moi, seigneur, leur grâce pour salaire : C'est une récompense un peu forte pour moi; Mais un loi doit toujours récompenser en roi. Pa]''leur confusion , leurs remords , leurs alarmes , Leur crime «'est-il pas expié? •
CRÉSUS
Tu me charmes.
A remplir tes de^rs je n'ai tant hésité Que pour voir jusqu'au bout ta générosité...
( aux deux courtisans. ) Trasybule et Tirrène, Ésope vous pardonne.
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