PERRETTE, BABET, TIMANTE, CRÏSPIN
CRispiN^d Tïmante.
C'est Perrette {bas.) Et madame Babet. La friponne est bien faite, Monsieur, et vandroit bien, soit dit, sans fair^ tort...
TIMANTE, bas , à Crispin.
Sonj^e à l'apoplexie, et que mon père est mort.
PERRETTE, à Babet, regardant Timante, Je ne me trompe point, c'est notre jeune maître.
BABET
Dans un pareil habit, j'ai pu le méconnoître.
Quoi ! Timante? c'est vous, D'où vient donc ce grand deuil ?
^SGÈNE II. i3
TiMANTE, pleurant.
^h,Babet!
BABBT.
Crispin?
c B ISP I N , pleurant.
Ah!
BABBT.
Tous deux la larme à l'aùl.
TiM ANTB, p/euront.
Quel malheur !
PBBBETTB, à CrUpiti.
Apprends-nous quelle perte il a faite.
CBISPIN, p/eurnne» à Perrette, Son père...
PEBBETTE.
Eh bien! son père?
c B I s p i N , p/eurant.
Il est gîté, Perrette, Le pauvre homme ! il maimoit, comme si... Mais , enfin, Dien veuille avoir son ame.
PBBRETTB.
Il est mort!
BABBT.
Quoi! Crispin»
Pirante est mort !
CRisPiii(, pleurant, à Babet»
Malgré tout ce qu'on a pu faire , llest..^ Ah!
BABBT.
Je Taimois comme mon propre père.
i4 LE DEUIL.,
{àPerrette.) Soutiens-moi.
( Elle s'appuie mtr elle. ) PERRETTB, à Ba6et.
Ce malheur est touchant; mais...
BABET
Hélas!
ciiisplN,6et«,à Timante.
Que ne la prenez-vous, monsieur, entre vos bras? Ses ennuis passeroient plus tôt.
TiMAliTt,6aJ, àCrispin.
Us m embarrasseut.
cmât^iïf.
Voilà que c est d'avoir des pères qui trépassent !
PBtmET'TË.
La ,' revenez à vous : puisque lé mort «St mort , Quel remède? et pourquoi s'en affliger si fort?
ClitsPiN,^ Babet.
Perrette le prend bien : pôirrt de mélancolie. Les morts ne vivent plus ; led pkarer, e'est folie.
BABfet,p/eureine. Il étoit mon parrain; et j'aurois peu de cœur..
Ti MANTE, larmoyant.
Suffit, Babet; c'est trop partager ma douleur.
BABET, larmoyant.
Si mes larmes...
PfeRBETTE.
Par-là qu'est-ce que l'on avance?
Voyez monsieur; il prend son mal en patience.