‹ Répertoire du théâtre français (volume 4)Chapitre 5 sur 465 · PERRETTE, BABET, TIMANTE, CRÏSPIN · texte numérisé non relu

PERRETTE, BABET, TIMANTE, CRÏSPIN

CRispiN^d Tïmante.

C'est Perrette {bas.) Et madame Babet. La friponne est bien faite, Monsieur, et vandroit bien, soit dit, sans fair^ tort...

TIMANTE, bas , à Crispin.

Sonj^e à l'apoplexie, et que mon père est mort.

PERRETTE, à Babet, regardant Timante, Je ne me trompe point, c'est notre jeune maître.

BABET

Dans un pareil habit, j'ai pu le méconnoître.

Quoi ! Timante? c'est vous, D'où vient donc ce grand deuil ?

^SGÈNE II. i3

TiMANTE, pleurant.

^h,Babet!

BABBT.

Crispin?

c B ISP I N , pleurant.

Ah!

BABBT.

Tous deux la larme à l'aùl.

TiM ANTB, p/euront.

Quel malheur !

PBBBETTB, à CrUpiti.

Apprends-nous quelle perte il a faite.

CBISPIN, p/eurnne» à Perrette, Son père...

PEBBETTE.

Eh bien! son père?

c B I s p i N , p/eurant.

Il est gîté, Perrette, Le pauvre homme ! il maimoit, comme si... Mais , enfin, Dien veuille avoir son ame.

PBBRETTB.

Il est mort!

BABBT.

Quoi! Crispin»

Pirante est mort !

CRisPiii(, pleurant, à Babet»

Malgré tout ce qu'on a pu faire , llest..^ Ah!

BABBT.

Je Taimois comme mon propre père.

i4 LE DEUIL.,

{àPerrette.) Soutiens-moi.

( Elle s'appuie mtr elle. ) PERRETTB, à Ba6et.

Ce malheur est touchant; mais...

BABET

Hélas!

ciiisplN,6et«,à Timante.

Que ne la prenez-vous, monsieur, entre vos bras? Ses ennuis passeroient plus tôt.

TiMAliTt,6aJ, àCrispin.

Us m embarrasseut.

cmât^iïf.

Voilà que c est d'avoir des pères qui trépassent !

PBtmET'TË.

La ,' revenez à vous : puisque lé mort «St mort , Quel remède? et pourquoi s'en affliger si fort?

ClitsPiN,^ Babet.

Perrette le prend bien : pôirrt de mélancolie. Les morts ne vivent plus ; led pkarer, e'est folie.

BABfet,p/eureine. Il étoit mon parrain; et j'aurois peu de cœur..

Ti MANTE, larmoyant.

Suffit, Babet; c'est trop partager ma douleur.

BABET, larmoyant.

Si mes larmes...

PfeRBETTE.

Par-là qu'est-ce que l'on avance?

Voyez monsieur; il prend son mal en patience.

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