DORINE, CRISPIN
GRI8PIN, se relevant de dessus la table. Et moi, sani m^amuser à rauonner, je sors an plus vite.
DORIHE.
Où veux-tu aller?
CBI8PIN.
Commeut, diable ! où je veux aller? Laisse-moi sortir. Quoil tu vas froidement quérir les bistouris et tout ces brimborions^ pour me tailler en pièces, et tu veux que je demeure? Tu te railles de moi.
DO RI NE
Apprends que quand je suis sortie pour aller cbercber ses ferrements , ça été dans la pensée de les cacher, de sorte qu il ne pût les trouver ; et c'est ce que je n'ai pas manqué de faire.
CRlSPlN.
Oh ! c'étoit fort bien fait. Aussi, je m'étonnois, moi qui dois être ton mari, que tu eusses le courage de me voir couper si barbarement...
DORINE
Je n'avois {i^arde d'y consentir. Mais attendsmoi ici, je vais tâcher de donner cette lettre et d'en avoir la réponse.
9» CRISFIN MÉDECIN'.
CRI8PIK.
Je ne veux point attendre en ce lien.
noniKE. Pourquoi?
CRtSPtH.
Le mot de bistouri me fait trembler. Je vais t' attendre dans la rue ; là je ne craindrai point messieurs les bistouris. Pour moi, il me semble , par la peur cpie j*ai eue , que cette salle en est toute remplie.
nORIRE.
Va ; mais, sur-tout, ne t*impatiente point.
CRISPIN
Je ne me lasserai point d'attendre, quand je serai hors d*ici. {li va pour sortiry on heurte à la porte,. .) Ah ! yoici bien encore le diable 1 D*abord qu'on ouvrira la porte, je m*enfuis.
DORINE
Garde-t*en bien ; tu gâterois tout. Remets-toi promptement.
CRISPIN
Je n'en ferai rien, quoi qu il puisse arriver. S'il avoit quelque bistouri dans sa poche...
DORIKE.
Si je n avois oublié la clef de la cave, jeté mettrois dédans.