SCÈNE IV
TIMANTE, GRISPIN.
CViliP m, -montrant du doigt llendroil oU Bitbet est rentrée.
Monsieur, hem?
TIMANTE
Qu'est-ce?
0RI8PIN
Il n'est qu'en dira>t-oii qui tienne ; La Babet est troitable, et se rend sans ta^on.
TIMANTE
Son honneur, avec moi, ne court point hasard.
CRISPIN
Bon! Le moyen?
TIMANTE
Elle peut...
CRISPIN
J'entends; dans le voyage, La belle, en tout honneur, anVa soin du bagage. Quand vous en serez las , pour le moins...
TIMANTE
Maître sot!
CRiSPiN.
8Qut¥reSHnoi la servante , et je ne d irai mot ; A ces conditions, e'est une affaire fai^ : Vous emmenez Babet , j'emmènerai Perrette.
Il est le coq dn bourg , connu pour nn Crésos , Et possède dn moins cinquante mille écns; Cela répare assez le défaut dn rang.
CRISPIN
Peste!
Pntsqnil a tant de bien, il est noble de reste. Combien de soif-disant cbevalien et marquis Se targuent sottement de noblesse à Paris, Dont f en s'emmarqnisant , la plus haute noblesse A seulement pour titre une grande richesse! Sans cela, leur naissance est basse et sans éclat. Et leur bien, en un mot, £ait tout leur marquisat. Ces gens, au temps qui court, ont beaucoup de confrères? Mais la chère Babet , elle n'a sœurs ni frères.
TIMANTE.'
Babet est 6ile unique; et bien a antres que moi...
Bien d'autres? quantité tiennent leur qnant'^à^^oi. Qui, loin de refuser une affaire semblable, MoyeQnant force écus, épouseroient le diable. Le diable cependant doit être roturier; Qu'eu QToyeK-vons?
TIMAMTE.
Badin !
oaispiN.
Je ne suis pas sorcier :
Ce que j'en dis, monsieur, n'est que par conjecture; Mais être grand trompeur, sent beaucoup la roture ; On dit que c'est du diable une perfection. ( Timanle sourit. )