ACTE II, SCÈNE XV
GBAND-SIMON. \
Vous saurex que j ainsie une fille dans aoUre vil- Uge 'f or, comme il y a un certain dr6le qui ¥a quelquefois chez elle, je voudrois bien savoir de TOUS si elle m'aime comme elle dit , et si je Tépouserai ; car, à vous dire la vérité , je m'en défie. ciiiSPiif.
Comment est-elle faite?
GR4HIHSIBLOK.
ËUe est grande, brune, et camuse.
cmspiH.
Grande , brune, et camuse?
6KA1I.1HIIMOII.
Oui, monsieur.
CRI»PIN
Prenez des pilules.
GRAKD^IltOIV.
Des pilules?
cnisPiN.
Oui.
GRABO-SIMON.
Des pilules!
Cftl»PlK.
Oui , des pilules , qu'on pr*nd communément chez l'apothicaire : il en faut prendre au nombre de dix , à cause de votre taille.
io8 CHISPIN MÉDECIW.
' GHARD-SIMON.
Mais il me semble que les pihites ne sont bonnes que pour purger les gens , et non pa» pour...
CRISPIN
Allez, faites ce que je tous cKs , puis je ferai le reste : c'est une science qpi vous est inconnue. Si vous étiez savant, et que vous sussiez le ktin , je vous ferois voir des choses...
GBA-ND-SIUON.
Monsieur, je sais le latin, car je suis le magister de notre village.
€iii8Piir.
Vous savez le latin ?
GRAHD-âlMON.
Oui, monsieur.
€RIBPIS^
Eh bien! tant mieux pour von». Encore un coup , faites ce que je vous^^dis, et adieu; j'ai affaire ailleurs. ^
GRAtID-ftIMOn.
Avant que de m'en aller il faut vous satisfaire.
CRIS PIN
Cest fort bien aviser.
GRAND-SIMON, fouillant daus sa poche.
Des pilules t