‹ Répertoire du théâtre français (volume 4)Chapitre 75 sur 465 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

GÉAALDE, CRISPIN.

CRISPIN

Eh bien ! monsieur, que dites-vous de ipes aventures?

OÉRALDE.

Je dis qu'elles sont particulières.

GBISPIN.

Pendu , médecin, dçs cordas, des bistouris, des T'iotts^, des pilules, des.... Parbleu! en voilà très bien.

GÉAALDE. '

Il e3t vrai qu en voilà b^s^ucoup ; mais il faut que tu retownes encore a^\L logis de OMi^nsi^i^ Mirobolan.

GBISPIN.

Moi, monsieur?

CBISPIN MÉDECIN. nS

GÉRALDE.

Oui, toi-méiDe.

GRISPIN.

Parblei:! ! je ne veux point allex me faire bistouriser, ou bien recevoir quelques coups de bâton : vous y pouvez allée vousrméme.

OÉRALDE.

Il est v^ai que je le puis ; niais je crains , en y allant) de ruiner mon axipu>ur; car, si monsieur Mirobolan venoit à me rencontrer, il ne manqueroit pas d'avertir mon père des choses qui se passent. Pour toi, tu ne hasardes rien: il ne te connoît pas.

GBISBIH.

Je hasarde mon dos, mes bras, mes. jambes, mon corps ; car, de la manière que j'ai ouX parler monsieur Mirobolan de clous, de cordes, de bistouris, un médecin n a non plus de pitié d'un homme , qu un avocat d'un écu.

GÉRALDE.

Il faut pourtant, mon cher Grispin, y retourner encore une fois^ Ai^si tu dois croire- que, quand je serai en po^voJ;r, je reconnoitrai tous les bons services que tu me rends.

GRISPIN.

Ohl je n'en doute pas ; mais, au moins, ditesmoi la raison qui vous, oblige à m'y, renvoyer.

n6 CRISPIN MÉDECIN.

OÉRALDE.

' Tiens, écoute la lecture du billet que tu m'as apporté. (// lit. )

« J*ai quantité de choses à vous mander ; mais <i je n ai pas le temps de vous les écrire ; pour « avoir celui de vous faire ce mot, il a fallu se « servir de plusieurs stratagèmes. Envoyez tan- « tôt Orispin;* je ferai mes efforts pour lui don- « ner une lettre , qui vous instruira de tout.

uAlciwe. »

Eh bien ! tu vois , Crispin.

CRISPIJT.

Oui, je vois bien qu*il y faut aller. Mais si monsieur Mirobolan , qui ni' a pris pour un pendu , sous mon habit, et qui m*a envisagée sous Thabit de médecin, vient à me reconnoitre, conmient' me tirer de cet embarras , sans être un peu étrillé ? hem? .

GÉRALDE.

Il est vrai que cela est fort embarrassant ; mais, mon cher Crispin, il faut hasarder quelque chose pour ton maître. Cherche , invente quelque chose pour ne pas courir de risque.

CRISPIN

Écoutez ; faites-moi avoir une robe de médecin ; j'aime mieux paroître devant lui en cet état, que de faire la figure d'un pendu. Du reste, je

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