ACTE III, SCÈNE III
LISIDOR.
Oh! je sais bien que ki, moi; et si tu déguisés davantage...
CRisi^iir.
Vous voulez donc me faire dire une chose qui n est pas ?
LISIDOR.
J*ai donl! menti?
CRISPIN
Vous avez tout ce qu'il vous plaira ; mais cela n'est pas, cela n est pas.
MARIN, à Lisidor, Monsieur, quittez là cet impertinent ; il vous mettroit en colère sans raison.
CRiSPiK, à Marin.
Impertinent ! Morbleu ! tu en as melati : il faut t'en faire tâter tout du long et tout du large. ( // s'élance sur Marin. )
MARI», à Crispin.
Viens, 'viens, que je t'ajuste de toutes pièces. ( Crispin et Marin se battent. ) LISIDOR, les séparant avec son bâton.
Gciquins! si vous ne vous arrêtes, je vous donnerai cent coups! Ah! morbleu! c'en est trop. Crispin, puisque ton maître n'est pas à Paris, je te commande de l'aller au plus tôt retrouver à
Bourges, et de lui dire que, quand il m'aura fait savoir son adresse , je lui ferai tenir de l'argent par un banquier de cette ville.
GBI8PIV.
Mais,iiionsieur...
LISIDOR.
Point de réponse davantage; n approche pas seulement de mon logis, si tune veux avoir cent coups de bâton.
CRISPIV.
Si vous me battez , je sais bien ce que je ferai.
LISIDOB.
Que feras-tu?
CRISPIN, montrant Marin .
Je le frotterai comme un diable.
LISIDOB. ^
Pourquoi le frotteras-tu?
CBISPIN.
Ehl pourquoi me battrez- vous?
LISIDOR.
Parceque tu es un fripon.
CRISPIN
Et parcequ'ilest un factoton , et qu'il veut me faire battre.
LISIDOR, levant son bâton.
Jeté donnerai...