JAQUEMIN, PERRETTE, TIMANTE, CRISPIN
TIMANTE, continuant , à Crispin.
Tu crois donc...
CRISPIN, montrant Jaquemin.
St.
TIMANTE, b<is , à Crispin.
J'entends ce que tu me veux dire.
JAQUEMIN.
Je le sais ; mais , Perrette , Quand je sentirois moins la perte que j'ai faite , Il faudrait , quand d'un maître on apprend le trépas, N'avoir guère d'honneur, pour ne s'affliger pas... Monsieur Piraute étoit un ami...
CRISPIN
Laissez faire; Monsieur est honnête homme, et vaudra bien son père; Vous verrez.
JAQUEMIN.
Dieu le veuille !
VEKRETTE, bas, à Jacquemin.
Hé ! là donc , parlez-lui.
jAÇiVEldiN,à Timante.
Nous avons tous les deux un grand sujet d'ennui , Et tous deux nous perdons , sans y pouvoir que faire , Moi , monsieur, un bon maître , et vous , un brave père : Mais, pour m'en consoler, j'espère en ce malheur Que vous vous souviendrez de votre serviteur. J'ai soixante et deux ans; et, dès mon plus bas âge, J'étois de la maison.
TIMANTB.
Il faut prendre courage.
Je perdsun père , A qui vous rendiez bien des soins ; Il étoit votre ami, je ne le suis pas moins.
JAQUEMIN.
Il est mort! quelle perte! à tous moments j'y pense. Et , tant que je vivrai, j'en aurai souvenance. Voyant qu'en l'autre monde il lui falloit aller.