‹ Répertoire du théâtre français (volume 5)Chapitre 11 sur 424 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

FLORIMOND, CRISPIN

FLORIMOND

Peste des importuns ! Ce chevalier d'Arlière Me force à Fécouter, la tête à la portière. A quatre pas de là, c'est un autre embarras; Et deux cochers mutins, avec leurs longs débats, M'arrêtent un quart d'heure au détour d'une rue. Oh quel fracas, bon Dieu ! quelle affreuse cohue ! Comment peut-on se plaire en ce maudit Paris? C'est un enfer.

CRISPIN

Tantôt c'étoit un paradis.

« L'œil ravi , promené de spectacle en spectacle , « De l'art , à chaque pas, voit un nouveau miracle : » C'étoient vos termes.

FLORIMOND

Oui , d'abord cela séduit , J'en conviens : mais au fond, de la foule et du bruit. Voilà Paris. Ses jeux et ses vaines délices N'offrent qu'illusions et que beautés factices : Ses plaisirs sont amers, son éclat emprunté; Et, sous l'extérieur de la variété.

Il cache tout l'ennui d'une vie uniforme.

CRISPIN

Uniforme, monsieur? Ah! quel blasphème énorme! Un jour est-il ici semblable à l'autre jour ?

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